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Le café à emporter du futur sera personnalisable et durable!

Environ 2,5 milliards de gobelets de café à emporter finissent chaque année à la poubelle au Royaume-Uni; en Australie, ce sont 12’000 tonnes et à Portland (Etats-Unis), il est estimé que 50 millions de café à emporter sont bus par année rien que dans la région centre. Bien que pratique, le café à emporter ou to-go pose un réel problème écologique, car au mieux, seuls 9% des gobelets sont recyclés (dû à leur composition) !

La Suisse n’est pas épargnée par ce problème puisqu’elle fait partie des 10 pays plus grands consommateurs de café au monde avec environ 10kg par personne en 2018. Il est donc certain que des millions de gobelets sont jetés chaque jour après un seul usage.

Pour pallier à ce défi de suremballage dit d’usage unique (single use plastic) et de pollution (28kg d’emballage sont jetés par année et par personne en Suisse), les commerçants et coffeeshops (Starbucks, Migros etc.) proposent depuis 4-5 ans de remplir les tasses réutilisables de leurs clients et en échange, ils leurs offrent une petite ristourne de 30-80 cts de francs suisses leurs laissant avec le sentiment de contribuer au sauvetage de la planète tout en profitant d’un avantage financier.

Bien qu’ayant tout de même un impact positif, cette initiative ne règle pas le problème de pollution à la source. Elle repose entièrement sur le comportement du consommateur et son avantage individuel. Si le client oublie sa tasse, il finit quand-même avec un gobelet non-recyclable. Si uniquement quelques consommateurs amènent leur tasse réutilisable, des millions de gobelets continueront à être produits pour la large majorité !

Si l’on veut réellement retourner le problème, il faut un changement de structure où le gobelet est entièrement éliminé du processus de service.

Voilà la solution proposée par la start-up durable mia&noa: via une application smartphone, les amateurs de café peuvent personnaliser leur café, qu’ils collecteront dans l’un des points d’accès (des bars à café), qui s’implémenteront prochainement à Genève. Les quelques étourdis pourront acquérir sur place des tasses réutilisable en marc de café. L’impact sur les déchets est plus significatif, car aucun gobelet jetable n’est produit en amont (l’entreprise n’en proposant pas). Cette start-up genevoise rend donc le consommateur responsable de sa tasse, ne lui offrant que l’alternative durable, mais sans sacrifier son confort.

Il semblerait donc que le futur du café to-go sera digital, personnalisé et durable !

A.G

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La COP 25: Quelle évolution depuis l'année passée?

Lors de la précédente Conférence des Parties (COP24) à Katowice, j’avais rédigé un article sur les points importants de la conférence. Pour rappel, le but de la COP24 était de mettre en place les mesures concrètes de l’accord de Paris de 2015. L’accord de Katowice imposait aux gouvernements de rendre compte de leurs réductions des émissions de carbone tous les deux ans, mais sans sanctions s’ils ne le faisaient pas. Les trois déclarations qui ont découlé de cette rencontre internationale assuraient une transition écologique juste pour les travailleurs, de protéger les forêts et la création d’un fond pour l’électromobilité. (Plus de détails dans mon article sur la COP24). La question qui se pose dès lors est quelle évolution apporte cette COP25 se déroulant à Madrid?

Un des points phares de cette année est la discussion de l’article 6 de l’ Accord de Paris sur le marché international du carbone (international climate market). Un instrument qui en théorie devrait permettre de contenir la hausse de la température à 1.5°C. Malheureusement, selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), cet objectif sera très difficile à réaliser, il faudrait que le monde atteigne la neutralité carbone d’ici 2050, donc dans 30 ans, l’équivalent d’une génération! D’ailleurs, 73 pays et 786 entreprises ainsi que 500 compagnies certifiées B Corp se sont engagés à décarboniser leur économie d’ici 2050. De plus, 40 entreprises chiliennes poussent pour que l’article 6 se réalise.

Avec autant de bonne volonté, cette COP25 ne pouvait qu’être un succès. Et pourtant, l’impression générale est plutôt négative: au final, il n’y a encore pas d’accord de réductions des émissions et/ou sur le marché du carbone. D’un autre côté, certains critiquent ce marché du carbone, qui n’avait déjà pas fonctionné sous Kyoto, car il ne dit rien sur la protection des droits humains et des questions sociales. De plus, l’appel de P. Espinosa, Directrice de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (UNFCCC), aux gouvernements qui avaient promis un financement de 100.000 milliards de dollar d’ici 2020 semble rester sans réponse, puisque le fond vert du climat censé aider les pays les plus impactés à s’adapter, n’en possède que 10,000!

Et les entreprises!?

Au delà des déclarations pompeuses, il leurs serait conseiller de commencer déjà à s’adapter, car il est estimé qu’elles devront investir plus de 2,5 milliards de dollars afin de respecter les normes environnementales et des pertes considérables sont à prévoir pour celles qui ne le feraient pas (à hauteur de 900.000 en 10 ans pour le secteur énergétique!).

Finalement, il semblerait que malgré la présence de Greta Thunberg dans les deux cas, la conférence de Katowice est plus apporté que celle de Madrid-Chili. Heureusement, la société civile est bien présente et prend son rôle à cœur. Peut-être que le changement ne viendra que de là…..

ANONCE

En janvier, je ne publierai aucun article, car je désire réfléchir à la tournure que je veux donner à mes blogs. MAIS J’AI BESOIN DE VOUS afin de déterminer quels sujets vous intéresseraient. Dites-les en utilisant le formulaire en-dessous.

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Making the fashion and clothing industry sustainable

Credit photo: @AnaGomez

The dress pictured is from the Creative Bee collection presented during the India Week in Hamburg. This fashion design company puts together different designers to create beautiful cloths in line with sustainability and ethics, promoting at the same time promising Indian artists and allowing them to make a living with fashion.

Creative Bee like many others brands meet a demand for ethical and sustainable cloths and also emerge as the solution to fast fashion. Nowadays a piece of cloth costs less than before and consumers tend to buy much more (in 2014, they bought 60% more cloths as in 2000) while using these new pieces 1-2 years only. This consumption trend damages our environment and our health. It is estimated that 1 200 liters of water are needed to grow the cotton for one t-shirt. About 7000 chemicals are used in this industry. According to Greenpeace, in Germany, 60 pieces of clothing are bought every year and only half of them are regularly worn. In Europe, 5,8 Millions tons are thrown, of which 75% ends up in landfills.

To fight fast fashion, Greenpeace shares information about chemicals and environmental pollution caused by this industry to raise awareness. Start ups and designers are reconsidering the purpose of their work: produce and consume differently and create diversity in dressing (with digitalisation and rapid changes in fashion, we tend to wear all the same cloths and be uniform).

Leading companies are not proactive and need to be forced to change, by legislation and through modifications of consumption patterns. In the world of ethic fashion, medium and small enteprises are actually taking the lead.

During the event “Sustainable Fashion Show” in Hamburg, the speakers (Creative Bee, Greenpeace) came to the conclusion that to make a change, we need:

  • A new vision in design
  • Legislation and regulations
  • New ideas, creativity
  • A paradigm shifting
  • And collaboration with others.

Additionally, by modifying our consumption habits, we make a clear signals to businesses that in this new area of sustainability and ethics, fast fahion does not make any sense anymore.

What do you think about the above list? Woud you add anything else?

A.G

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Préservation des océans et actions d’entreprises: pistes de réflexion

Fin septembre 2019, le Groupe Inter-gouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a publié ses premières conclusions à propos des océans et de la cryosphère. Et les résultats des 104 auteurs et plus de 6000 recherches ne sont pas positifs. Les océans et la cryosphères captent une partie du réchauffement climatique, mais leur capacité diminue. En effet, selon le GIEC, 80% des glaciers vont disparaître en Europe, Afrique et dans les Andes d’ici 2100, ce qui aura pour conséquence d’augmenter le niveau de la mer, créer plus d’inondations et impacter l’accès à l’eau. La diminution du permafrost relâche plus de C02, contribuant ainsi au changement climatique. Comment les entreprises peuvent-elles contribuer à la préservation des océans?

Récemment, l’UN Global Compact a lancé sa plateforme Business Action for Oceans. Celle-ci a pour but de mobiliser les entreprises autour de la protection des océans, et inclut lutte contre la surpêche, la pollution marine et l’acidification. Ceci fait écho à l’appel des multinationales à réduire la production de plastique lors du Forum de Davos en 2017. Unilever et P&G ont donc promis d’accroître la part de recyclage du plastique, même si 30% n’est techniquement pas recyclable. D’autres entreprises se sont jointes au mouvement. Néanmoins, il ne s’agit plus de simplement réduire, mais aussi s’assurer que les déchets plastiques ne finissent dans les océans, notamment dans des pays ne possédant pas les capacités nécessaires à son traitement ou sont peut-être moins regardants.

Photo credit:  Andrea Mininni on Unsplash

D’ailleurs, certaines entreprises ont envisagé la situation différemment. Par exemple, Adidas a crée une basket à partir de plastique venant des océans; Saltwater Brewery retient ensemble ses boissons avec des liens biodégradables; ou bien Method qui produit des assiettes et couverts réutilisables avec du plastique des océans (autres exemples ici).

Bien que la lutte contre le plastique soit l’action la plus emblématique et la plus courante, elle ne doit pas être la seule action possible. En effet, le problème est bien plus complexe. Toutes mesures de réduction du C02 aidera à atténuer l’acidification des océans, la lutte contre la surpêche en lien avec la biodiversité marine contribuera à la santé des océans. Un transport transnational moins polluant et autres sont autant d’actions que les entreprises peuvent mettre en place en fonction de leur secteur, ne s’arrêtant pas au plastique , parce que c’est “à la mode”, mais poursuivant un véritable changement de business model en lien avec les Objectifs du Développement Durable.

A.G

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Si le thème “plastique” vous intéresse, j’ai écrit trois articles sur ce sujet en français ici, ici et ici.

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Ideas de integraciòn del Zero Waste en Responsabilidad Social de Empresas (RSE)

Desde hace ya algunos años, el movimiento Zero Waste o Residuos Ceros en español ha crecido en importancia como una de las multiples soluciones al cambio climático en la lucha contra la sobredosis de plástico. Supone la minimización de residuos y transformación de estos en materia prima reutilizable. Asi se evita que lleguen a vertederos e incineradores, o incluso al mar (lea por ejemplo mi tres artículos en francés sobre la contaminación de los oceanos aqui, aqui e aqui). Ahora también se integra en la Responsabilidad de una Empresa (RSE).

El sector mayoritario que aplica el Zero Waste es el alimenticio. Por ejemplo Pasta Gallo, que analiza sus residuos a lo largo de sus cadena de valor y monitorea su cantidad. Espigoladors y Sobre Mestres son dos empresas que se enfocan en el desperdicio de alimentos.

Un tercio de los elementos que se producen se desperdician: son 1,3 billones de toneladas al año” (La Vanguardia)

Pero algunas empresas van más alla: diseñan productos que se pueden reutilizar o reciclar facilmente, participando de esta manera a la reducción de los costes de producción (eco-diseño).

El caso Mondèlez

El Zero Waste tambien llega a las grandes multinacionales como Mondèlez. Esta lanzó en Mexico en 2016 su proyecto Cero Residuos en Vertederos (Zero Waste to Landfill). La idea era de crear productos que se reciclen facilmente o que se puedan volver a usar. Este proyecto se integraba en la estratégia de RSE y medidas para el medio ambiente de Mondèlez.

Parte del proyecto era de trabajar con productores, informarles del impacto negativo de los residuos y tomar medidas conyuntamente. Se implementaba en circuito cerrado, en economía circular, disminuyendo también los residuos tóxico. En Puebla, se reducieron los residuos de 99%, antes de la meta final y de 25% en otros sitios.

Algunas lecciones aprendidas fueron que no se puede implementar tal proyecto sin la ayuda de los proveedores y socios. Pero se aconseja lanzarse en el Zero Waste puesto que la legislación hace más costoso verter residuos.

Integrar el Zero Waste en empresas no es solo evitar que sus empleados usen vasos de usa y tira o animar a traer su táper etc. Pero re-evaluar su ciclo de producción y ver dónde se puede reducir or mejor evitar residuos.

A.G

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Why reporting on SDGs is not a boring topic!

On June 3-4th, 2019, I attended a Conference on measuring and reporting for sustainable development organised by UNRISD (United Nations Research Institute for Social Development) and discovered that reporting on SDGs is not a boring topic as one may think. It actually involves a lot of thinking on how to properly capture the human and ecological dimensions to translate it into reports and actions from companies.

Let’s get some facts . 72% of companies assess their impacts to the SDGs (read my articles on SDGs here [in French] and here [in Spanish]). 50% have identified priority SDGs and 54% of those connect them to their business strategies. Needless to stay, it is not enough! What does prevent more companies to report, beyond lack of will for some? First, the lack of harmonisation. From the GRI Principles to organisations like Reporting 3.0, there are about 500 initiatives analysing, reviewing or setting standards for reporting. An investor and company nightmare! Among experts, there is a call for hamonization to allow comparision. On the other hand, the audience agreed that we need context-based indicators, i.e indicators that include climate and social thresholds. Then my question was how can they be context-based while being standardized?

Allen White from GRI stated that we need to move from incremental numeration to add denomination indicators linked to upper (ecological ceiling) and lower (social foundation). Without, it is not sustainability. Check the concept of sustainability quotient for an accurate explanation.

Another issue is how to properly measure impacts? Some social aspects are hard to value in numerical terms. Thus indicators are used as a proxy, but even then, measuring an impact is difficult due to its complexity and causality relationships. Moreover, among the 232 SDGs indicators, not all of them are clearly defined and there is not always accurate data, making harder to report impacts and implement relevant actions.

Photo credit: @AnaGomez Twitter: @AnAlexGomez and instragram: @csrinfluencers

As Prof. Tomas Hák explained it, companies have to select the most relevant indicators and use them in a proper manner, for example water consumption is not the same as water footprint. But then how to choose the most relevant targets when all SDGs are equally important and interconnected? This is still open to discussion.

Other challenges are cherry-picking (businesses reporting only their positive contribution or choosing the SDGs on which they have limited impacts), behaviour defined as SDGs-washing.

So what is the next stage? A common idea is to shift from CSR to sustainable or impacts business models, meaning that companies measure outcomes (changes) rather than just outputs. Cooperatives and social and solidarity economies are good examples that it works. They are purpose-driven and human-centered, so they are more inclusive and so are their indicators. I would however add that being purpose-driven is not enough to be ethical. Just look at scandals in NGOs, paying their director high wages, paying zero to their interns etc. (kind of NGO-washing). The management must be ethical and sustainable too and needs to be included into their reports. On the other hand, cooperatives demonstrate that an alternative economic system is possible that it is not consumption-driven. Some scientists think we have to de-growth to keep temperature at 1.5 °C. Cooperatives’ operating models may be the solution. Forum for The Future explores the idea of net positive impact models where companies not only minimise their footprint, but contribute to change. In my opinion, this also fits into a way-to-de-growth perspective.

To conclude, reporting on SDGs is not a boring topic, because without measuring the SDGs, relevant impactful actions cannot be implemented, and debates ask critical questions on what we want to measure.

A.G

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L’ apport des start-ups aux Objectifs du Développement Durable 6, 7 et 12

Les deux mots d’ordre des Objectifs du Développement Durable (ODD) sont : ne laisser personne de côté et avoir la contribution de tous, (voir précédents articles (en espagnol) sur les ODD ici et ici). En effet, pour réaliser les ODDs, il faut que non seulement les Etats et les organisations internationales contribuent, mais le secteur privé, des multinationales aux start-ups, apportent aussi leur soutien, soit par le financement soit par l’innovation. Néanmoins, comme le souligne Betrand Piccard de la Solar Impulse Foundation, il faut démontrer que protéger l’environnement est profitable et que viser une croissance infinie ne fait plus sens dans un monde aux ressources limitées. Betrand Piccard va donc à l’encontre du business as usual, mais aussi contre les idées reçues, i.e nous avons besoin d’ investissements massifs et de grandes infrastructures pour lutter contre le changement climatique. En réalité, il suffit d’avoir de la créativité et de l’innovation pour apporter un réel apport aux ODDs. Les exemples de start-ups données lors de l’événement Start up for Green Goals du 14 mai 2019 le prouvent.

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La plupart d’entre elles adressent principalement les ODDs 6 , 7 et 12 sur l’accès à l’eau et à l’énergie durable ainsi que la consommation durable. La première, Ecotech Ceram, a développé un système de storage mobile de “déchets” d’énergie” (perte de chaleur correspondant entre 20-40% de l’usage d’énergie) pour qu’ils soient à nouveau réutilisés. Cette technique requiert peu d’infrastructures due à l’usage de conteneurs mobiles qui agissent comme une batterie géante (voir la vidéo). Cette énergie est 80% moins chère que le gaz, donc il est plus abordable pour des pays défavorisés. Dans le même objectif, il y a Hilyte Power qui propose des batteries de fer, de papier et de sel de fer. Ces batteries permettent de charger les téléphones dans des pays où l’accès à l’énergie est plus difficile. Dans ces lieux, le téléphone mobile est primordial pour bénéficier de divers services comme la banque. Finalement pour l’ODD 7, Sabella offre de capturer de l’énergie des courants océaniques et des marées.

Pour l’ODD 6, Purifaaya, une start-up basée en Ouganda, apporte de l’eau pure et filtrée sans passer par l’étape de chauffe. L’eau est filtrée naturellement dans un conteneur et peut être directement consumée. Le dernier exemple touche à l’alimentation et l’ODD 12. Premium Hortus est une plateforme d’agroécologie au Bénin qui a pour but de contribuer à la sécurité alimentaire et à une meilleure nutrition dans ce pays où 30% des ménages vivent dans l’insécurité alimentaire. Elle permet aux habitants de commander des produits organiques et aux fermiers d’être formés à l’agroécologie.

Pour conclure, ces différents exemples montrent que l’innovation est nécessaire afin de satisfaire les ODDs. Il faut également comprendre les besoins de la population pour adapter la solution à leur styles de vie tout en le changeant vers un style plus durable. Un dernier point néanmoins: Betrand Piccard a clairement rappelé que les start-ups seules ne résoudront pas le changement climatique. Les décideurs doivent apporter leur soutien, créant un environnement favorable à l’innovation et à l’échange (respect des droits humains, pas de corruption…).

A.G

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Intrapreneurship matters for the SDGs, for International Organisations and companies!

The 17 Sustainable Development Goals (SDGs), adopted in 2015, frame the agenda of international and national activities and engagement. International organisations (IOs) and multinational enterprises are no exception. Yet these strong institutions experience difficulties to reform or revitalize to creatively contribute to the SDGs (1). A solution is to foster innovation through intrapreneurship. In brief, intrapreneurship is entrepreneurship within a large organisation. With the rise of environmental and social awareness, this concept was framed through the perspective of sustainability and is sometimes referred as social intrapreneurship (3). But the idea remains the same for both IOs and companies: encouraging innovation and creativity inside established organisations to deliver positive impacts. Hence, it is a powerful tool for the SDGs.

The business case for international organisations

IOs are on the front line in implementing initiatives to meet the SDGs, but some of them tend to be very bureaucratic and heavy to transform, when the SDGs require to be dynamic and change old ways of doing things. A good example is the e-card system of the International Organisation on Migration (IOM), which shifted from giving physical goods to give cash to allow migrants to buy their own goods. This change helped the IOM to get a better understanding of the needs of the migrants based on data collected through the e-card system, to bring more transparency and reduce delivery time for migrants (1). Technology evolution is an amazing opportunity for IOs to increase their impacts. Letting inside innovator make incremental changes to existing initiatives through intrapreneurship is a more effective way to transform organisations without the need of heavy procedures. However, enabling conditions are needed. Collaboration and partnerships with colleagues, field staff and companies are essential to either get an understanding of the situation or get the technology. In the case of the IOM, they partnered with Red Rose One Solution which permitted the data collection through their technology as well as vendors willing to install the app to read the e-card (1). A strong project owner and buy-in from the executive level are required too. In some cases, lack of support from managers have jeopardized initiatives whereas in others, executive encouragement has triggered creative thinking among staff.

Image credit: ar130405 de Pixabay

The business case for multinational companies

Multinational companies have a greater role to play in meeting the SDGs, especially in terms of funding. There is a growing awareness that the private sector must contribute to social and ecological positive impact. Moreover, there is a business rationale to do so. According to the World Economic Forum, in 2017, the benefit of having a positive impact is estimated to be US$ 12 trillion (2). Companies may not know how to contribute and this is where intrapreneurship comes into play. The purpose of business innovation is to bring improvement and/or open new commercial opportunities (4), but this can be done with sustainability in mind. A concrete example is Vodafone’s mobile banking system in Kenya, a country with 60% of people having a mobile phone, but only 20% having access to banking services. Now, Vodafone reached a million users (2). As for IOs, partnerships are key to get a better understanding of the situation and some level of management support is critical. In both cases, intrapreneurs need to prove that the initiative will bring higher profits/impacts in a shorter time than usual. In other terms, they should prepare a business model and case to gain support from line leaders, so along to their social awareness, intrapreneurs must develop good communication skills and a good understanding of their project’s implications. A big difference between IOs’ and corporate intrapreneurships is, in the case of the second, whether the initiative falls into the philanthropy department or is part of the standard business activities. One cannot go without the other: if the focus is on the business side, intrapreneurs may lose their social partners, and if it is on philanthropy, it may be difficult to get funds and/or support internally (3).

To conclude, intrapreneurship is an important and effective tool to create innovative and impactful initiatives aligned with the SDGs. It is a great opportunity for both IOs and companies, and as the example of the IOM has showed, why not combine both, taking advantage of both expertise.

A.G

References:

(1) Ambos Tina C., Tatarinov Katherine et al., 2019, Initiatives with impact: Unleashing bottom-up innovation in international organizations, GSEM University of Geneva, World Economic Forum, available here.

(2) Heard Tim, 2017, The Business case for social entrepreneurship, LinkedIn, available here.

(3) Thompson Toby, 2010, Social intrapreneurship: The Yunus inside, Cranfield University, available here.

(4) Rouse Margaret, 2017, Business innovation, TechTarget, available here.

Additional readings:

Eagle labs, 2019, Intrapreneurship: The art of the (im)possible, Barclays, available here.

Ambos Tina, Tatarinov Katherine, 2019, How innovation from within is transforming international organisations as well as lives, World Economic Forum, available here.

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Avanzar la igualdad de género en el mundo del trabajo

El pasado 8 de marzo de 2019 fue el Día Mundial de los Derechos de la Mujer y añadiría de la Igualdad de Género. Hay que confesar que mucho queda por hacer: las mujeres hacen todavía aproximadamente 200 horas de trabajo extra y los hombres sólo 1-2. El 75% del trabajo social ocupado por mujeres no está pagado. Según la actriz de la película ROMA, Yalitza Aparicio, hay 67 millones de trabajadores del hogar y el 80% son mujeres y niñas!

Foto personal @AnaGomez

La historia de esta actriz demuestra el peso de los estereotipos basados en el género y la fuerza que debe tener las mujeres para realizar sus sueños. Yalitza quería ser maestra, pero en vez de apoyarla, su comunidad le dijo que para qué estudiar si su futuro es casarse y tener hijos! Gracias al apoyo de sus padres, ella siguió y consiguió ser dueña de su destino. Ahora es también una figura de inspiración para las comunidades indígenas, demostrándole a las mujeres que se puede ser otra cosa que una madre y esposa si se desea otro futuro.

Otro ejemplo de coraje es el de Mette Dalhmann, albañil y representante de la confederación de empleados de Dinamarca. Esta chica sufre acoso sexual en el lugar del trabajo, además de ser cuestionada sobre sus habilidades para cumplir sus tareas por ser mujer y ser lesbiana. En una discusión privada, comentó que los hombres les dijeron que no era lo suficiente fuerte para ser albañil porque las mujeres tienen menos fuerza, mientras que se dejaban tranquilo sus compañeros más frágiles. También contó que muchos lugares de trabajo no están adaptados para mujeres, en el sentido que no han sido confrontado con la diversidad de género, y, por ejemplo, no tienen duchas separadas o al menos con cerradura. A Mette, le dijeron que no era posible cambiar el sistema de duchas, pero ella se levantó y propuso una propuesta de ley que fue aprobada, que demostraba que si se podía cambiar el sistema y que no era tan difícil.

Los testimonios del panel de Guy Rider, Director de la Organización Mundial del Trabajo; Allen Blue, Presidente de LinkedIn; Su Excelencia Nazhar Khan, Ambajadora de Fiji; y Tanya Cohen de Business Continuity en Africa del Sur, muestran que las leyes no son suficientes para construir un mundo de igualdad para las mujeres.

Personalmente, me parece que las políticas han a veces avanzado más rápido que la sociedad y que algunas personas se sienten perdidas en ese mundo “artificialmente creado por la política” y para volver tener control, reaccionan siendo más conservativas que nunca, intentando traer estas políticas atrás, en vez de progresar. Esto podría ser una de las múltiples explicaciones de la llegada de presidentes sexistas como Trump o Bolsonaro. Pienso que muchos de los esfuerzos para la igualdad de género deberían concentrarse en educar a la sociedad.

A.G

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Best for Geneva: L’heure du bilan

En 2017, un programme innovant mené par B Corp Switzerland et inspiré d’un projet new-yorkais est né: Best for Geneva ou Meilleur pour Genève pour les francophiles d’entre vous. La mission première est d’inciter de plus en plus le secteur privé à agir de manière durable et éthique et de contribuer ainsi aux Objectifs du Développement Durables (lire mes deux articles à ce propos ici et ici). Concrètement, l’entreprise faisait son bilan impact en ligne en répondant à près de 200 questions qui lui donnait un score puis elle s’engageait à s’améliorer, donc à augmenter son score.

À ce jour, 340 entreprises ont joué le jeu de ce projet pilote et ont cherché à réduire leurs impacts négatifs comme Serbecco. Bertrand Girod, Directeur de Serbeco, a rappelé les avantages pour le secteur privé d’obtenir ce type de certification à l’ère du consumérisme éthique et durable. De plus, le fait que ce soit un score et non pas juste une appréciation nominative (oui/non) pousse à se renouveler sans cesse et à chercher à être son propre concurrent en matière de durabilité.

Ce programme fait bonne figure, mais comme le rappelle Antonio Hautle, Directeur du UN Global Compact, ce n’est pas encore assez. Leur propre réseau ne compte QUE 14’000 acteurs du secteur privé dans le monde entier. Cela montre qui a un intérêt de la part des entreprises à prendre part aux Objectifs, mais que il doit encore se concrétiser en un impact plus important. Son souhait serait “de voir des programmes Best For Geneva partout en Suisse”.

C’est dans ce but et en accord avec les plans nationaux de la Confédération Suisse que ce projet deviendra le Swiss Triple Impact Initiative gardant en tête la mission première de Best For Geneva. L’économie de demain devra être durable et éthique. Les entreprises qui ne s’y alignent pas perdront leurs attrait, car comme le rappelle le Directeur du B Lab Switzerland, Jonathan Normand, cette nouvelle économie représente 39’000 milliards d’opportunités.

A.G

Autre résumé: https://www.bilan.ch/economie/la-durabilite-locale-avec-best-for-geneva-et-au-dela